28/09/2012 : Actions Nord Sud reçoit le label Novethic 2012

Pour la 4eme année consécutive, notre fonds Actions Nord Sud a reçu le « label Novethic 2012 ».

109 fonds ont obtenu le Label ISR (Investissement Socialement Responsable). Depuis 2009, ce Label a pour ambition de permettre aux investisseurs particuliers de se repérer dans l’offre de produits financiers ISR des réseaux de banque et assurance. Il atteste notamment d’un processus ISR cohérent et d’un fort niveau de transparence sur les fonds proposés. L’édition 2012 est montée d’un cran en termes d’exigence de sélectivité, une première étape vers un ISR discriminant vis-à-vis des produits financiers classiques

Une garantie de transparence et de traçabilité

Le Label ISR Novethic porte sur les processus de gestion et la transparence des fonds auxquels il est attribué. Il garantit que la gestion financière des fonds labellisés intègre vraiment des critères Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG). Ses objectifs :

  • pousser les sociétés de gestion à plus de transparence en leur demandant de publier sur leur site Internet non seulement des explications claires sur leur processus de gestion ISR mais aussi la composition intégrale de leurs portefeuilles, information introuvable pour d’autres produits financiers ;
  • permettre aux épargnants particuliers de savoir où est investie leur épargne, à l’image des consommateurs qui demandent une traçabilité sur la composition et l’origine des produits alimentaires ou textiles.

Pousser un ISR crédible et de qualité

Le millésime 2012 du Label ISR Novethic a élevé son niveau d’exigence. Son obtention impose désormais aux promoteurs de fonds ISR de prouver que l’analyse de leurs caractéristiques ESG a un impact significatif sur la sélection des entreprises en portefeuille. Si ce n’est pas le cas, un fonds ISR ne se différencie pas d’un produit financier classique. En faisant la promotion de fonds ISR discriminants, Novethic veut contribuer à valoriser des produits financiers correspondants le plus à la finalité de l’ISR : pousser un modèle d’investissement de long terme, en lien avec l’économie réelle et qui incite les entreprises à mettre en place des stratégies de développement durable solides.

22% des fonds candidats n’ont pas obtenu le label

La nouvelle critériologie du Label a été annoncée en amont aux professionnels qui ont adapté leur stratégie en conséquence, ce qui explique la diminution du nombre de candidats, passé de 184 à 140. Ceci dit, l’évolution méthodologique de l’édition 2012 est la principale explication du taux de refus de 22%. 28 des 31 fonds recalés le sont pour un impact trop faible de leur analyse ESG sur la gestion.

La plupart des grands réseaux de banques et d’assurances comptent au moins un fonds parmi les 109 labellisés. Les épargnants ont donc théoriquement la possibilité de demander de l’ISR labellisé pour leurs placements. Ils y seront encouragés lors de la Semaine de l’ISR, dont Novethic est partenaire, qui commence le 12 octobre prochain.

Accéder au dossier de presse

Accéder à la liste des fonds labellisés

Sources : Novethic, le 27.09.2012

05/10/2011 : « Les champions de la régularité : Actions France »

Alcyone France a été retenu dans le classement Quantalys Actions France

Extrait de l’article publié par Quantalys

« Zoom sur ces fonds classés dans le premier quartile de leur catégorie sur 1, 3 et 5 ans

[...] Nous avons ainsi obtenu ainsi une liste de fonds réguliers dans leurs bonnes performances relatives et moins risqués que la moyenne de leurs pairs sur plusieurs périodes : aucune période n’est inférieure à 1 an, ce qui n’aurait aucun sens, et la combinaison des 3 périodes permet d’examiner le fonds dans différents régimes de marché. [..]

La catégorie Actions France est la sixième catégorie la plus populaire sur Quantalys depuis le début de l’année (au 30 septembre 2011), comme le montre notre récente analyse. [...]Même régularité pour Alcyone France, géré par Manuel Decaudaveine chezAlcyone Finance (voir ici le graphique de performance sur 1 an3 ans et 5 ans. Les actifs de ce fonds s’élèvent à 3,7 millions d’euros au 12 octobre 2011″

L’article complet est à lire sur Quantalys :

http://www.quantalys.com/ACTU/1/323/article_Les_champions_de_la_regularite_Actions_France.aspx

06/07/2011 – « Investir responsable, c’est possible » Alcyone Finance sur Investir.fr

L’investissement socialement responsable est-il à la portée du simple particulier ? Claire Berthier, responsable ISR chez Alcyone Finance, fournit quelques conseils pour les aider. Des valeurs « exemplaires » existent, dans les grands indices comme chez les valeurs moyennes….(lire la suite sur investir.fr)

http://www.investir.fr/infos-conseils-boursiers/chat-interview-video/interview/investir-responsable-c-est-possible-355997.php

Article paru le mercredi 7 juillet 2011 sur investir.fr

07/06/2011 – Alcyone Finance à Lyon : l’environnement, un thème créateur de valeur

Le lundi 6 juin 2011 à la Bourse de Lyon, Alcyone Finance a présenté, au côté de l’analyste financier Valquant, l’opportunité d’investissement sur laquelle repose son FCP Actions Planète Durable : l’environnement.

Sortie du nucléaire en Allemagne, affaires sanitaires, Fukushima, séismes… le nombre de catastrophes depuis le début de l’année montre que les risques liés à l’environnement sont loin d’être fictifs. Cependant, bien comprise, ces problématiques de gestion durable des ressources, biodiversité, cycle de vie des produit ou emprunte carbone peuvent devenir se convertir en avantages concurrentiels et ouvrir de nouveaux marchés.
Présentation d’Alcyone Finance à la Bourse de Lyon (6 juin 2011)

Pour plus d’information :  isr@alcyonefinance.com

01/03/2011 – Alcyone Finance à Lyon : la réduction de l’extrême pauvreté est une opportunité d’investissement

Le mardi 1er mars 2011 à la Bourse de Lyon, Alcyone Finance a présenté, au côté de l’analyste financier Valquant, l’opportunité d’investissement sur laquelle repose son FCP Actions Nord Sud : la réduction de l’extrême pauvreté dans les pays du Sud.

L’opportunité que présente la croissance dans les pays du Sud semble maintenant une évidence. Il y a quatre ans, Alcyone Finance a créer l’OPCVM Actions Nord Sud pour tirer parti de cette évolution long terme. Si cette société de gestion apportait son expertise financière, elle s’est appuyée sur l’expertise extra-financière de CARE France afin de construire une grille d’analyse extra-financière (I-CARE) qui correspond au principal défi que doivent relever les entreprises voulant s’installer durablement dans les pays émergents : la réduction de l’extrême pauvreté…
Présentation d’Alcyone Finance à la Bourse de Lyon (1er mars 2011)

Pour plus d’information :  isr@alcyonefinance.com

Pour aller plus loin : rapport d’Oxfam sur les investisseurs et la réduction de l’extrême pauvreté

Actions Planète Durable choisi par le magazine Décisions Durables

Dans son édition de décembre 2010, le magazine Décisions Durable a choisit de distinguer Actions Planète Durable comme produit ISR dans la thématique Environnement.

Extrait de Décisions Durable n°5, Décembre 2010 – Janvier 2011

L’épargne responsable

Comment devenir un épargnant responsable ? 8 pages pour distinguer les investissements ISR et les placements solidaires, avec quelques-unes des meilleures offres du marché. Suivez le guide !


Pour plus d’informations, Décisions Durable est disponible en kiosque ou sur abonnement

Alcyone Finance adhère à l’Access to Medicine Index

Press release from the Access to Medicine Index

Access to Medicine Index 2010 Report

Amundi Asset Management joins over twenty-five leading investment firms in signing the Access to Medicine Foundation Investor Statement

5 october 2010

Growing number of high profile endorsements suggests global health is becoming an emerging theme in investor assessments of pharmaceutical companies and is now an established part of the responsible investment landscape.

Alcyone Finance, Northwest Ethical and Dexia AM have joined global giant Amundi Asset Management as the latest financial institutions to become  signatories to the Access to Medicine Index.  These companies join several other leading institutional investors which have signed the Foundation’s investor statement this year, including Hermes, Robeco and Boston Common. To date, 27 worldwide investors have pledged their support for the Access to Medicine (ATM) Index, including original signatories such as Henderson, Aviva, F&C and PGGM. The signing of Alcyone, Northwest, Dexia AM and the IDEAM -Amundi Group brings the combined assets under management that have backed the Index to USD 3.3 trillion.

The Investor Statement expresses support from institutional investors in the efforts of the ATM Index to seek improved disclosure from the pharmaceutical companies on the access to medicine challenge. Many investors signing the statement are looking for big pharma to ensure it has fully considered the risks and opportunities associated with the access to medicine issue. By taking management of this issue into account, alongside other key ESG and financial issues, the investment community can better assess the long-term investment value of such companies when making investment choices. The ATM Index aims to shed light on company management structures, policies and performance across a range of ATM criteria.

« The endorsement from these companies indicates that important progress is being made towards including global health among other ESG factors, said Wim Leereveld, founder of the Access to Medicine Foundation, “Increasing support from leading responsible investors points to growing recognition among the investment community for the potential for global health factors to impact the financial performance of companies.”

« The Access to Medicine Index independently assesses how leading pharmaceutical companies perform in promoting universal access to medicine issues, said Tegwen Le Berthe, senior sustainability analyst at IDEAM – Amundi Group, “We value the detailed information and benchmarking analysis provided by the Index on this increasingly important issue.”

The Access to Medicine Foundation is an international, nonprofit organization based in the Netherlands. The foundation publishes the Access to Medicine Index, the first Index of its kind to provide standardized information on pharmaceutical companies with regard to their efforts to improve global access to medicine. The Foundation is funded by several governmental and non-governmental organizations including Oxfam Novib, Cordaid, Icco, Hivos, the Bill and Melinda Gates Foundation, the UK Department of International Development (DFID) and the Dutch Ministry of Foreign Affairs. The Foundation’s research partner is RiskMetrics ESG Analystics, part of MSCI Inc a global provider of investment decision support tools.

Source : Access to Medicine Index Press Release

Download the investor statement

Les Echos spécial ISR – 4 octobre 2010

Article parut dans le supplément spécial ISR du quotidien économique Les Echos du 4 octobre 2010.

Les deux dimensions de l’analyse

Analyse financière et extrafinancière sont-elles antagonistes. Pas à l’usage.

Analyse extrafinancière et analyse financière ont recours à des critères très différents, voire antagonistes. Prenons l’exemple caricatural des licenciements. Ils pourraient être accueillis positivement par des investisseurs, mais constitueraient un handicap dans le cadre de la politique à l’égard des salariés.

Pourtant, la plupart des gérants ISR estiment que ces deux démarches sont complémentaires. C’est par exemple le cas de Claire Berthier, responsable ISR chez Alcyone Finance.

« Dans la gestion d’Actions Planète Durable, nous avons recours à quatre filtres, deux extrafinanciers et deux financiers. Tout d’abord, nous synthétisons l’information reçue de la part de Vigeo et de différents brokers afin d’établir une liste de valeurs éligibles. Ensuite, nous utilisons un filtre financier qualitatif, en analysant la qualité de la direction, la stratégie, les positions concurrentielles et les capacités de croissance des sociétés éligibles. Le troisième filtre -le second ISR -consiste à refaire une analyse en interne à partir d’une méthodologie que nous avons construite avec des ONG. Enfin, la dernière étape est une analyse financière classique. In fine, nous aboutissons à un portefeuille très concentré, fort de 30 à 40 titres conservés pour le long terme. Philips, Air Liquide, Pearson, Unilever et Atlas Copco sont actuellement les principales positions d’Actions Planète Durable. »

Controverses

Vincent Lequertier, gérant d’un des meilleurs fonds ISR, Orsay Investissements ESG., est d’un avis similaire en dépit d’une démarche plus resserrée. « Nous effectuons un premier tri au niveau extrafinancier en retenant les sociétés bien notées par notre fournisseur de données. Il utilise quatre critères : l’environnement, le social, la gouvernance et, plus original, la problématique de la controverse. En effet, certaines sociétés risquent de souffrir d’une éventuelle controverse. Par exemple, les antennes téléphoniques pourraient être sources de nuisances pour la santé, avec donc des conséquences financières pour les opérateurs. Ensuite, je procède à une analyse financière classique pour faire ma sélection de titres. Je n’ai donc pas dispersé mon savoir-faire de gérant. En résumé, l’ISR me donne un panel de sociétés dans lesquelles je peux investir. »

Cette démarche est celle qui est retenue par la plupart des gérants. En procédant à deux (au minimum) étapes bien distinctes et faites chacune par des spécialistes, les deux analyses se complètent sans heurts.

PASCAL ESTÈVE

Source : http://www.lesechos.fr/supplement20101004/sup_special_isr/020811722447-les-deux-dimensions-de-l-analyse.htm

Interview de Manuel Decaudaveine au salon Planète Durable

Lors du salon Planète Durable, où Alcyone Finance présentait son fonds ISR Actions Planète Durable, le gérant de fonds Manuel Decaudaveine a été interviewé par TiviPRO

Alcyone Finance et France Nature Environnement était allé à la rencontre du grand public lors de la 1ère édition du salon Planète Durable® qui a accueilli plus de 20 000 Homo Ecologicus durant 4 jours à la Porte de Versailles.

Plus d’information sur la participation d’Alcyone Finance au salon Planète Durable dans le communiqué de presse ici

L’ISR bousculé par la vague verte ISR

DE nombreux fonds investis sur le thème de l’environnement sont apparus en 2007. Certains adoptent une démarche socialement responsable, mais pas tous. La gestion ISR généraliste est interpellée par l’émergence des fonds thématiques. Elle cherche à se positionner face à la notion de développement durable.

1 – L’écologie devient rentable

La plupart des fonds investis sur le thème de l’environnement ne sont pas gérés selon un processus ISR (investissement socialement responsable). Ils cherchent essentiellement à tirer profit d’un secteur en plein boom.

« Le Grenelle de l’environnement a été l’occasion d’opposer une écologie que l’on pourrait qualifier de négative à une écologie positive, analyse Olivier Dupont, président du directoire de Demeter, société de capital-investissement qui gère un fonds entièrement orienté vers la thématique de l’environnement. L’écologie négative prône une réduction des niveaux de consommation et de production tandis que l’écologie positive préconise une croissance vertueuse sur le plan de la préservation de l’environnement. » L’écologie positive compte sur les progrès technologiques pour que croissance économique et protection de la planète soient conciliables. Dans ce contexte, le secteur des énergies renouvelables est en plein boom. Au 31 décembre 2007, l’indice WilderHill New Energy Global Innovation avait progressé de 110,5 % en deux ans (contre 32,4 % pour le MSCI World).

Les énergies renouvelables font partie du champ d’investissement de l’OPCVM Clean Energy de Pictet AM. L’encours de ce véhicule s’élève à 700 millions d’euros. 28 % de cette somme sont investis sur l’énergie solaire et 18 % sur le marché des éoliennes. « De façon plus marginale, nous nous intéressons aux technologies qui permettent de créer de l’énergie à partir des vagues, ou encore, à la géothermie », signale Hervé Thiard, directeur général de Pictet & Cie Paris. Les sociétés permettant de réaliser des économies d’énergie sont également présentes dans le fonds, à hauteur de 18 %. Il peut s’agir d’entreprises qui fabriquent des batteries ou qui réalisent des bilans énergétiques.

Le reste de l’encours est notamment consacré, à hauteur de 15 %, aux sociétés de distribution et d’exploitation de gaz. Un intervenant comme Novethic souligne que la présence de cette énergie fossile dans un fonds « Énergies Propres » peut prêter à débat. « Le gaz n’est certes pas une énergie renouvelable, mais il est moins polluant que le pétrole, explique Hervé Thiard. De plus, le secteur des énergies renouvelables est très volatil. En intégrant des valeurs liées au gaz, la performance du fonds est beaucoup plus stable. Elle est de + 35 % au 31 décembre, depuis la création du fonds en mai 2007. »

La crainte d’une bulle verte autour des énergies renouvelables est dans tous les esprits. Et la comparaison avec le secteur de l’Internet est tentante. « Une telle comparaison n’est pas vraiment fondée, estime Nicolas Rochon, gérant actions au sein de la Financière de Champlain qui gère l’OPCVM Performance Environnement. Au début du développement de l’Internet, de nombreuses sociétés étaient créées très rapidement et des opportunistes ont pu séduire les investisseurs. Dans le domaine de l’environnement, il est impossible de faire de l’improvisation. Les sociétés maîtrisent des technologies sophistiquées. » Toutefois, l’équipe de la Financière de Champlain n’exclut pas d’éventuelles turbulences, mais estime que Performance Environnement résistera. « Ce fonds est investi à la fois sur les énergies renouvelables, le traitement des déchets et le traitement de l’eau, précise Nicolas Rochon. En cas de crise des marchés, ces trois secteurs réagiront chacun de façon très différente. Le premier sera certainement touché, mais les deux autres résisteront. » Pour l’instant, le contexte économique est favorable. Créé en août 2004, le fonds a gagné 141 % en trois ans avec une volatilité de 10,3. L’actif net s’élève à 382 millions d’euros.

Le capital-risque est bien sûr concerné au premier chef par l’émergence des nouvelles technologies liées au développement durable. La société de venture capital Emertec a d’ores et déjà constitué un fonds de 15 millions d’euros investi sur ce secteur. Parmi les valeurs présentes dans le véhicule, on trouve Skywater qui récupère l’eau de pluie, mais également des sociétés qui permettent de maîtriser l’énergie dans les bâtiments, ou encore des fabricants de plaquettes en silicium destinées à l’industrie solaire photovoltaïque. Deux participations ont été cédées. « Ces sorties ont été très profitables pour le TRI (taux de rendement interne, NDLR) du fonds, révèle Éric Marty, membre du directoire d’Emertec. La première a permis de réaliser un gain de 25 % en un an et la seconde, un gain de 90 % en deux ans. Dans ce secteur, il existe une dynamique de fusions-acquisitions qui permet aux investisseurs de sortir dans de très bonnes conditions. » Un second fonds dédié aux problématiques de l’environnement est en cours de collecte. Il vise à réunir 60 à 80 millions d’euros.

Pour Éric Marty, investir sur des sociétés actives dans le domaine du développement durable implique de s’intéresser également à leur comportement sur le plan social et sur celui de la gouvernance. « D’un point de vue éthique, nous serions des imposteurs si nous nous intéressions uniquement aux performances financières des entreprises, estime Éric Marty. De plus, d’un point de vue financier, je pense que les sociétés vertueuses à la fois dans le domaine de l’environnement et dans celui du social et de la gouvernance sont créatrices de valeur sur le long terme. » Le respect de ces trois critères ESG (environnement, social, gouvernance) est le fondement de la gestion ISR. Toutefois, Éric Marty ne prétend pas que ses fonds puissent être estampillés « ISR ». « L’investissement socialement responsable, tel qu’il est communément défini aujourd’hui, concerne essentiellement les sociétés cotées, rappelle-t-il. Mais l’univers du private equity commence à se préoccuper du respect des critères ESG. » Ainsi, dans les pactes d’actionnaires des fonds gérés par Emertec, plusieurs articles incitent les signataires au respect des droits de l’homme ou encore, des libertés fondamentales.

Dans l’univers des sociétés cotées, certains fonds thématiques vont plus loin. Ils appliquent une véritable gestion ISR.

2 – Des fonds à la fois verts et ISR

Certains fonds ayant choisi l’environnement pour thème d’investissement utilisent, en plus des critères financiers habituels, des critères ESG, c’est-à-dire extra-financiers.

Le fonds Parworld Environmental Opportunities de BNPP AM est à la fois investi sur le thème de l’environnement et respectueux de l’ensemble des critères ESG. Par exemple, la pratique des sociétés en termes de gouvernance est examinée. « De par sa thématique d’investissement, ce fonds s’intéresse notamment aux petites et moyennes capitalisations, souligne Éric Borremans, directeur de l’investissement responsable et durable au sein de BNPP AM. Dans ces entreprises, une part importante des titres est souvent détenue par un seul et même actionnaire. Nous vérifions donc que les droits des actionnaires minoritaires sont respectés. Pour cela, nous examinons la composition du conseil d’administration et les éventuelles distorsions entre le capital détenu et le droit de vote. » BNPP AM évalue également les entreprises sur le plan social. « L’examen des sociétés de taille moyenne est en effet moins approfondi que celui d’une multinationale, mais le risque est aussi moins important, fait valoir Éric Borremans. En effet, les multinationales emploient de nombreux salariés qui travaillent dans des pays où les droits sociaux sont peu respectés. Certes, Parworld Environmental Opportunities peut investir dans des sociétés du monde entier, mais l’essentiel des entreprises dont nous détenons une part de capital est situé en Europe et aux États-Unis. » Le respect du critère environnemental n’est pas automatique sous prétexte que le fonds est investi sur le thème de l’environnement. Par exemple, l’eau fait partie des problématiques environnementales, mais il existe plusieurs façons d’investir sur l’or bleu. Un fonds « vert » sans démarche ISR n’hésite pas à investir sur des sociétés qui vendent de l’eau en bouteilles. Pourtant l’eau ainsi conditionnée est moins écologique que l’eau du robinet. Dans Parworld Environmental Opportunities, le thème de l’or bleu est exploré au travers de sociétés de distribution d’eau courante ou de traitement des eaux usées.

Certains OPCVM thématiques mettent en avant un partenariat avec une ONG. C’est le cas du fonds Actions Planète Durable, géré par Alcyone Finance, dont un tiers de l’encours est investi sur des sociétés du secteur de l’environnement. Les gérants de ce fonds (dont la gestion ISR est notée AA par Novethic) choisissent l’ensemble des valeurs selon des critères à la fois financiers et extra-financiers. La liste des entreprises retenues est soumise à des bénévoles de France Nature Environnement (FNE) qui émettent un avis sur chaque société. « Grâce à notre réseau d’adhérents, si une entreprise fait l’objet d’une procédure pour cause de pollution, nous en sommes informés et nous en tenons compte dans les avis que nous rendons à Alcyone Finance », explique Christine Gilloire, trésorière et chargée de la diversification des financements au sein de FNE. En échange, l’association bénéficie d’une rétrocession : « La moitié des frais de gestion fixes du fonds est versée à FNE », explique Natalie Doat, responsable ISR d’Alcyone Finance. Autre tendance : le secteur de l’environnement peut également être investi par le biais de certificats, tels que celui d’ABN AMRO, baptisé Indice Éco. Ce véhicule existe en deux versions dont l’une applique une démarche ISR. Toutefois Novethic émet des réserves sur la variante socialement responsable de ce produit. Le centre de recherche s’étonne de la présence, dans l’indice, de sociétés minières « qui exploitent une ressource fossile, dans des conditions environnementales et sociales non déterminées ». Pour Christian Saint-Jeannet, responsable commercial d’ABN AMRO Markets, « la présence de ces entreprises est justifiée dans la mesure où elles ex-traient du palladium et du platine qui constituent les éléments centraux des pots catalytiques. »

3 – Les fonds ISR généralistes réagissent

La vague verte interpelle les tenants de la gestion socialement responsable. Comment les questions sociales et de gouvernance peuvent-elles s’articuler avec la notion de développement durable ?

L’ISR est en pleine crise d’identité face au développement durable. D’un côté, trois sigles abstraits, inconnus du grand public. Le sens de ce sigle (« Investissement Socialement Responsable ») insiste de façon injustifiée sur la question sociale qui n’est que l’un des trois critères ESG (Environnement, Social, Gouvernance). De l’autre côté, la notion de développement durable rencontre bien plus de succès auprès du grand public. La question de la durabilité de notre développement économique est dans tous les esprits et elle peut être illustrée par de superbes photos de paysages.

Aussi, plusieurs sociétés de gestion clament que l’ISR, c’est du développement durable. Pourtant les deux notions se sont construites de façon très autonome. Le développement durable s’est bâti sur l’idée du respect des droits des générations futures et a été promu par les associations de défense de l’environnement. Toutefois, il n’est pas absurde de considérer qu’en incitant les entreprises à la vigilance en matière environnementale, mais également sociale et de gouvernance (les critères ESG), les générations actuelles transmettent un outil économique pérenne et vertueux, adapté aux besoins des générations futures. De l’ISR au développement durable, il n’y a donc qu’un pas et de plus en plus de sociétés de gestion le franchissent. C’est le cas de BNPP AM mais également de Dexia AM ou d’ Allianz Global Investors France (anciennement AGF AM) dont le responsable du pôle ISR, Pierre Dinon affirme : « L’ISR, c’est la traduction du développement durable dans le domaine de la gestion. » Ainsi, le fonds AGF Valeurs « Durables » est un fonds ISR généraliste. Il n’est pas spécifiquement orienté vers la défense de l’environnement. Toutefois, « étant donné l’engouement actuel pour le thème de l’environnement et les performances des entreprises qui y sont liées, nous avons récemment intégré quelques valeurs  » vertes « , explique Pierre Dinon. Il s’agit de petites capitalisations. Or, les entreprises de cette taille ne peuvent pas représenter plus de 5 % du portefeuille. La place de ces entreprises du secteur de l’environnement ne peut donc être que marginale dans ce fonds. » Ce véhicule noté AAA par Novethic pèse 1,5 milliard d’euros et réalise une performance annualisée de 14,48 % sur cinq ans (contre 14,92 % pour son indice, le MSCI EMU).

Chez Dexia AM, Gaëtan Herinckx, responsable de la gestion ISR, estime lui aussi que le respect des critères ESG correspond à la traduction de la notion de développement durable, dans le domaine de la gestion. Dès lors, comment le critère social s’articule-t-il avec l’idée de développement durable ? « Dans les fonds ISR de Dexia AM, nous investissons dans des entreprises sur lesquelles nous sommes positifs tant sur leurs politiques sociales, environnementales et de gouvernance que sur leurs valorisations jugées attrayantes, rappelle Gaëtan Herinckx. Par exemple, avant d’acquérir des titres d’une société pétrolière, nous examinons notamment la transparence avec laquelle elle rétribue les États dans lesquels elle exploite des ressources naturelles. Il est important que ces versements soient effectués en toute transparence. Quand il s’agit de pays en voie de développement, cette transparence peut contribuer au développement démocratique et à renforcer la responsabilité des gouvernants face à leur population ; elle peut donc assurer un meilleur avenir aux générations futures. À l’inverse, l’opacité des revenus favorise la corruption et le sentiment d’injustice ressenti par les populations locales. »

Ce critère social fait partie du filtre ESG appliqué dans la gestion du fonds ISR Dexia Sustainable World, noté AAA par Novethic. La performance annualisée de cet OPCVM sur près de dix ans est de 2,28 %, contre 1,49 % pour le MSCI World (dividendes réinvestis).

Le critère de la gouvernance peut lui aussi être relié à la notion de développement durable. A priori, une économie, qui sait se prémunir contre les affaires de type Enron (scandale financier lié à une mauvaise gouvernance), évite les phénomènes de destruction de valeur. Elle fait donc un meilleur usage de ses ressources, et se place ainsi dans une logique de développement durable.

Au sein de Sarasin Expertise AM, le président du directoire, Bertrand Fournier, ne cherche pas à démontrer que l’ISR équivaut au développement durable : « Dans l’acception courante, la notion de développement durable fait référence, de façon prépondérante, à la préservation de l’environnement tandis que l’ISR accorde une place aussi importante aux questions sociales et de gouvernance qu’à l’environnement. Le développement durable constitue donc l’un des trois piliers de l’ISR. »

Le développement durable serait donc soluble dans l’ISR et inversement. C’est ce que les sociétés de gestion tentent de démontrer même si certains écologistes s’étonneront de la présence de sociétés pétrolières dans un fonds se réclamant du développement durable. En effet, les fonds ISR adoptent généralement une approche « Best in Class » : tous les secteurs sont investis, même les plus polluants, mais les entreprises les plus vertueuses, dans chacun de ces secteurs, sont privilégiées.

« Nous parlons désormais d’investissement responsable (IR) et non plus d’ISR. »Philippe Dutertre et Patrick Viallanex, président et vice-président du directoire d’Agicam, la société de gestion d’actifs du groupe de prévoyance AG2R.

Asset Management Magazine : Quelle place la gestion ISR occupe-t-elle dans la stratégie d’allocation d’actifs d’Agicam ?

Philippe Dutertre et Patrick Viallanex : Agicam gère un encours de près de 12 milliards d’euros dont 500 millions sont alloués selon une approche responsable. Nous parlons désormais d’investissement responsable (IR) et non plus d’ISR qui semble réduire cette thématique au critère social. Ce dernier est important pour nous – il est même légèrement surpondéré dans notre processus de notation extra-financière – mais il ne va pas sans le critère de l’environnement et celui de la gouvernance. La prise en compte des trois critères ESG nous permet de décliner, dans le domaine de l’investissement, les valeurs et la politique de développement durable de notre groupe.

A.M.M. : Les fonds investis sur le thème de l’environnement vous intéressent-ils ?

Ph.D et P.V. : Nous sommes investis dans deux fonds qui ont pour thème l’environnement. Il s’agit du fonds de private equity de Demeter et de l’OPCVM Performance Environnement de la Financière de Champlain. Ces véhicules entrent dans notre poche IR, créée il y a sept ans, et que nous avons longtemps gérée uniquement en interne. Désormais, nous acquérons des parts de fonds élaborés par d’autres gérants. Nous avons lancé un appel d’offres afin de sélectionner le consultant qui nous aidera à constituer un fonds de fonds IR.

A.M.M. : Quelles classes d’actifs sont concernées par votre gestion ESG ?

Ph.D et P.V. : Les actions demeurent dominantes, mais, depuis deux ans, les produits de taux ont intégré notre allocation. Sur 500 millions d’euros, les obligations représentent 140 millions. Il s’agit d’obligations de corporates, souveraines et supra-nationales. Dans le cadre de notre gestion interne, nous sélectionnons les titres sur la base d’informations fournies par des agences de notation externes comme Vigeo, lesquelles, combinées avec nos propres travaux de recherche, viennent alimenter notre processus d’investissement responsable. Notre fonds actions ISR est noté AA par Novethic.

Sophie Gauvent
1 Février 2008
Asset Management Magazine

Source : http://isr.over-blog.com/article-27627506.html