Lettre du président Manuel Decaudaveine
Article de Manuel Decaudaveine, Gérant et Président d’Alcyone Finance
Un monde qui change : quelle protection pour son épargne ?
Les changements de ce début de siècle sont lents mais la dynamique s’accélère. Bien sûr, la montée des pays dits émergents, la prise de conscience de mutations profondes, technologiques, de société et de pouvoir, ébranlent la perception de l’avenir.
Quelques certitudes s’imposent : La confiance qui permet depuis 25 ans aux pays dits riches de s’endetter, d’éviter des ruptures par trop brutales n’est pas éternelle. La Grèce, malgré l’euro, doit maintenant entamer des réformes réelles. Demain, ce sera l’essentiel de l’Europe qui suivra ce chemin ; c’est une situation qui appelle la récession. Comment réagiront les divers placements ?
Le premier et le plus répandu est le placement obligataire. Les Etats financés par emprunts successifs profitent de cet engouement pour la sécurité. L’assurance-vie, au demeurant une enveloppe fiscale, est organisée pour tout type de placement.
Mais la part du lion va aux produits dits « euro ». A 85 % ce sont des obligations et essentiellement d’Etat, mais par une nécessité politique, les fonds « euro » échappent à la valorisation réelle. Des mécanismes de provisions et de calculs actuariels permettent de présenter une hausse systématique année après année. C’est rassurant, mais depuis 1984, l’inflation est en baisse et contenue ; les liquidités pléthoriques et une politique de taux bas ont permis une belle rentabilité.
Si ce mouvement s’inverse durablement, ce qui est le plus vraisemblable, les produits obligataires détruiront de la valeur, en clair auront un rendement réel négatif. Des sorties importantes pourraient alors affecter ce type de placement. Bien entendu, sur un court terme le risque est réduit, mais préserver la valeur de son épargne est un travail de long terme.
L’immobilier, produit doublement gratifiant parce qu’utilisable et sans valeur certaine dès lors qu’il n’est pas cédé, est survalorisé sur un plan historique. D’abord parce que les ventes se sont raréfiées et que les taux d’emprunt sont à un niveau très bas. Une dégradation économique risquerait de recaler les prix sur une valorisation plus saine, mais bien inférieure. En effet, l’offre reviendrait par nécessité (en cas de besoin, on ne vend pas une pièce mais l’appartement), et la demande solvable serait réduite.
Si de surcroît, les banques (ce qui est le cas aux USA avec 9 années de stock…) récupèrent des biens suite aux défauts des emprunteurs, des cessions à prix cassés interviendront. 80 % des Grecs sont propriétaires ; la valeur réelle de ces immeubles a nettement chutée ; il faudra une croissance économique, une confiance en l’avenir, loin d’être acquise, pour créer les bases d’une valorisation immobilière.
Surtout, l’immobilier est après la consommation, la plus grande source d’impôts et taxes.
Enfin, les actions : le risque important qu’elles représentent éloigne beaucoup d’épargnants. Il est indéniable que les variations sont énormes et que les périodes économiques difficiles sont de longs cycles (jusqu’à 20 ans). Cependant, pour se protéger des effets destructeurs de l’inflation, pour bénéficier d’une exposition diversifiée géographiquement et sectoriellement, elles restent sans équivalent. Toutes les statistiques le démontrent.
Dès lors que cette part est raisonnable et assumée dans un patrimoine, ce placement traverse les crises. Liées aux capacités d’entreprendre, les actions reflètent aussi une capacité d’adaptation aux évolutions.
Et la période qui vient en nécessitera.
Comment protéger son avenir et préparer sa retraite ?
Par Manuel Decaudaveine, gérant et président d’Alcyone Finance, le 14/05/10
Comment protéger son avenir et préparer sa retraite ?
Après ces quatre premiers mois de l’année 2010 ponctués d’évènements économiques et financiers forts, de nombreuses questions se posent. Comment protéger son épargne n’est pas la dernière ! Dans ce contexte très incertain, des raisons objectives existent et perdurent pour préférer les placements actions à des placements pourtant dits plus « sécurisés ».
Votre assurance vie offre un support d’épargne dynamique, pouvant contenir des fonds en actions ou des produits en Euro. Depuis 15 ans, la chute de l’inflation et les flux d’épargne liés au Babyboom ont pu faire croire que le produit parfait était un support Euro. Cette période est maintenant derrière nous. Pour une épargne de ce type, le risque de sous-performance définitive est grandissant.
La cause ? Le risque d’inflation.
2007 et la crise des subprimes avait vu le retour d’Etats forts qui ont assuré (au mieux, espérons le) leur fonction de garant de dernier recours. En 2010, la crise grecque a au contraire relancé une question qui hier encore inconcevable : un Etat souverain peut-il faire faillite?
Il est clair que la Grèce ne dispose pas, isolée, de la capacité de création de richesse suffisante pour permettre le remboursement de sa dette. Seule la solidarité européenne peut l’y aider. Le dernier plan pour la stabilité en Europe annonce un engagement pouvant aller jusqu’à….750 milliards d’euros !
Mais comment rembourser de telles sommes avec une croissance aussi faible ? Si ces traitements de choc réussissent à maintenir l’économie à flot, il ne fait aucun doute que ce sera au prix du retour de la bête noire des politiques économiques : l’inflation. Cette dernière favorise certes le désendettement mais elle se révèle le laminoir de l’épargne réelle. Et elle est incontrôlable, ou presque…. Autant son recul entre 1983 et 1986 de 10,1% à 2,9% avait été fulgurant, autant son retour, pouvant aller très vite, risque de créer un désordre notable.
Comment protéger son avenir et préparer sa retraite ?
A court terme, la visibilité est très faible. Une économie souffrante, une confiance des industriels et des consommateurs en baisse, une dégradation insoutenable des comptes publics… Ces mauvaises nouvelles font souvent les gros titres. Mais historiquement, ces chocs majeurs ont été très fréquents. Et n’oublions pas que les grandes entreprises affichent de très bons résultats. Avec la détention de supports en actions, comme les fonds Alcyone Finance, vous possédez indirectement des parts de ces sociétés qui ont vocation à traverser ces crises.
C’est pourquoi, pour surmonter les cycles de baisse, retrouver son épargne réelle et la faire fructifier, il faut allier diversification et placements sur ces actifs réels. Investir régulièrement, malgré les risques à court et moyen terme, favorise un profit important quand le cycle haussier reprend. L’expérience l’a démontré.
Pour information, les fonds Euro, dont la valorisation n’est affectée à ce jour ni par les variations de hausse de taux ni par les marchés actions, ont progressé d’environ 0,8% depuis le 1er janvier 2010. Après la forte baisse des marchés de -5,49% (rebond de 10% du 10 mai 2010 inclus), les fonds actions progressent de +4,30% pour Alcyone Valorisation et +1,85% pour Alcyone France.
Je tiens à vous assurez que je m’efforce de réduire les baisses et de profiter des hausses, autant que possible, afin que le long terme vous apporte les gains promis auxquels des produits réputés « sécuritaires » ne vous donneront probablement jamais accès….
Restant à votre entière disposition, je vous prie d’agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments dévoués.
Manuel DECAUDAVEINE
Interview de Manuel Decaudaveine au salon Planète Durable
Lors du salon Planète Durable, où Alcyone Finance présentait son fonds ISR Actions Planète Durable, le gérant de fonds Manuel Decaudaveine a été interviewé par TiviPRO
Alcyone Finance et France Nature Environnement était allé à la rencontre du grand public lors de la 1ère édition du salon Planète Durable® qui a accueilli plus de 20 000 Homo Ecologicus durant 4 jours à la Porte de Versailles.

